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Une histoire

samedi 12 mai 2007

1931 – A Paris, rue de la Barouillère, le père Sevin rassemble, en un cercle spirituel quelques cheftaines qui désirent approfondir la spiritualité scoute et en vivre.

1935 – A l’Ascension, au cours d’une retraite en Anjou, il rencontre Jacqueline Brière, cheftaine de la Meute St Louis à Saumur. Au mois de juin, elle adhère au cercle spirituel.

Entre 1935 et 1939, les réunions se poursuivent.

A Pâques et en septembre des camps-retraites rassemblent celles qui le désirent.
Certaines d’entre elles ne voyant pas d’aboutissement rapide au projet d’une fondation, quittent le cercle et rejoignent diverses congrégations religieuses existantes.

1939 – c’est la guerre d’où dispersion du groupe. Par tous les moyens, on essaie de rester en contact. Celles qui habitent Paris se retrouvent régulièrement dans une petite chambre de la rue de la Ville l’Evêque.
Quand cela est possible celles de Province les rejoignent. Il faut rester prudentes. Le père Sevin, supérieur à Troyes essaie de les rejoindre lorsque c’est possible.

1941– Jacqueline Brière devient responsable du groupe. Malgré, les bombardements, le couvre-feu, les privations, les camps sont maintenus. Le groupe se structure. Le père Sevin établit les règles d’une fondation possible. On cherche une maison.

Fin 1943 – Tout est prêt. Une maison est louée à Issy-les-Moulineaux.

15 janvier 1944 – Jacqueline Brière et trois autres cheftaines, après une messe célébrée par le père Sevin à Notre-Dame des Victoires fonde le premier prieuré de la Sainte Croix de Jérusalem.

Les événements de 1944 et 1945, bombardements de la région parisienne et Libération font de ces premières années de vie religieuse un véritable « camp volant ». On ne s’installe pas. Les chemins de la Providence la conduisent successivement d’Issy-les-Moulineaux à Bouilly dans l’Aube puis à Troyes.

1946 – Grâce à la compréhension de l’économe provincial de la Compagnie de Jésus, le père de Gibergues, la congrégation peut occuper quelques pièces du château des Fontaines à Chantilly. Elle va vivre là trois années de « cantonnement » sans aucun confort.

De 4 en janvier 1944, elles sont maintenant 12. Le père Sevin en résidence à Paris vient les voir, les encourage, les forme à la vie religieuse, leur donne les premières constitutions et « Positions » spirituelles, tandis que se mettent en place les essais apostoliques par la création de « l’école scoute » en janvier 1948.

Juin 1949 – l’Evêque de Beauvais donne une première approbation à la congrégation naissante.
En juillet – la Sainte Croix de Jérusalem peut installer sa première communauté à Boran s/Oise petit village, peu éloigné de Paris, où elle est encore aujourd’hui. Tout est à mettre en place pour réaliser son charisme.

Peu à peu, le Prieuré chargé d’histoire par la présence de religieuses bénédictines jusqu’à la révolution, va devenir un lieu de prière, de ressourcement et d’accueil. la maison comme le parc s’aménagent … L’ « école scoute » y poursuit sa vie.

un lieu d'histoire…

Octobre – fondation du Prieuré St Jacques à Suresnes pour un Foyer de jeunes ouvrières.

19 juillet 1951 – le père Sevin « rentre à la Maison du Père ».
Le Père Sevin voulait que la Sainte Croix de Jérusalem ne s’arrête pas aux frontières de son pays d’origine. Il n’en vit pas sur terre la réalisation, comme il ne connut pas la reconnaissance canonique de la congrégation par l’Eglise en 1963.

Fidèle à son fondateur, le petit groupe savait qu’ « il fallait élargir l’espace de sa tente et oser, voir loin, haut et large. Oser penser, oser parler, oser aimer et oser déplaire, oser fonder et inventer, oser risquer échec ou désaveu ». Les fondations vont se mutiplier.

1955 – ouverture de la première mission au Tchad, à Baro, dans le Guéra puis à N’Djamena en 1964. Les événements obligent à rentrer en France en 1979.

1958 – Le Prieuré de Boran étant trop petit pour accueillir le nombre croissant d’élèves de la Maison Française, cette dernière s’installe à la Chesnoye, près de Pierrefonds.

1959 – A Haubourdin dans le Nord ouverture du Prieuré Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus. Ecole maternelle, catéchèse et groupe de jeunes. Il sera fermé en 2000.
La même année, le Prieuré, à Boran, reçoit les premiers garçons du « Home Jacques Sevin ». Aujourd’hui encore, toujours au service des plus défavorisés, il accueille des fratries.

1963 – L’Eglise, par le Pape Jean XXIII, reconnaît la Sainte Croix de Jérusalem comme congrégation de droit diocésain.

Ouverture du Foyer « l’Alauda », à Lyon, en 1964 où une communauté s’efforce d’être témoin vivant du sens de la vie et de l’amour qui viennent de Dieu, auprès des jeunes universitaires.

1975 – Essai d’une petite fraternité contemplative.

1984 – Appel de la Terre Sainte, à Ein-Karem d’abord, « Jérusalem en Toi toutes nos source », puis en Palestine à Taybeh-Ramallah.

1997 – Appelée par le scoutisme chilien pour l’animation spirituelle des chefs et cheftaines, la Sainte Croix de Jérusalem participe à la Commission pastorale du scoutisme. Sur la paroisse de Graneros (à 80km de la capitale, Santiago) où elle est implantée, la communauté, travaille près des jeunes et les familles pauvres et avec une association chilienne contribue à l’animation et la construction d’un centre pour les enfants de la rue.

2002 – Nouvel appel de l’Eglise Tchadienne. Retour dans le Guéra pour l’éducation de la jeunesse par la fondation du collège Joséphine Bakhita.
Le travail est immense : « la moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux. Prions donc le Maitre de la moisson d’envoyer des ouvriers… »..

Portfolio

Le Prieuré Les géraniums le prieuré fleuri… les oeillets de poète

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